-0384 (A ajouter dans paragraphe Aristote). Comme beaucoup de philosophes, de religieux ou d'hommes politiques de son temps, et pour de nombreux siècles encore, Aristote affirme la supériorité de l'homme sur la femme. [Histoire et Civilisations - Janvier 2026]
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-0070 Dans le Musée, à Alexandrie sous le règne de Ptolémée II, soixante-dix savants juifs traduisent en grec* la torah d'où le nom de Bible des septante donnée à cette traduction. (* Le grec est alors la langue la plus parlée à Alexandrie car on y trouve beaucoup d'intellectuels grecs de toute la Méditerranée, ainsi qu'une population juive). [Histoire et Civilisations Juillet août 2025]
-0063 Prise de Jérusalem (en Judée) par Pompée (général romain qui vécut de 106 à 48 av. J-C et qui fut un opposant de César). [Histoire et Civilisations Juillet août 2025]
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-0004 Hérode Antipas règne sur la Galilee et la Pérée jusqu'en 39 après J-C et la condamnation de Jésus a donc lieu sous son règne. [Histoire et Civilisations Juillet août 2025]
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0006 Rome nomme un gouverneur en Judée, Ponce Pilate, à la place d'Hérode archelaüs. Le gouverneur, pour lever l'impôt, organise un recensement, évoqué par Luc dans son évangile. [Histoire et Civilisations Janvier 26]
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0048 Des Gaulois au Sénat de Rome. (L'auteur de " L'actualité des 1 420 000 dernières années " est né à Lyon à l'hôpital de la Croix-Rousse et a vécu les vingt premières années de sa vie rue des Tables Claudiennes, rappel singulier d'un épisode de l'histoire de la Gaule, qui suit). Au milieu du premier siècle av. J-C le sénat de Rome se compose de six cents membres issus principalement de familles italiennes, de petits groupes dont les membres viennent des provinces les mieux intégrées à l'Empire, dont la Bétique (sud de l'Espagne) ou de la Narbonnaise (sud de l'Espagne), et notables issus des différents royaumes. En 48 des Gaulois demandent à siéger au Sénat, mais l'accès leur en est refusé car ils ont mauvaise réputation. C'est alors qu'intervient l'empereur Tiberius Claudius Germanicus, dit Claude, né à Lyon en 10 av. J-C, qui soutient leur candidature dans un discours prononcé au Sénat, discours dans lequel il rappelle que Rome a été gouvernée par des rois étrangers, sabins ou étrusques, et que Romulus lui-même avait considéré ses adversaires comme ennemis, puis comme citoyens romains. Suite à ce discours, parmi les notables gaulois venus d'Aquitaine, du Lyonnais et de Belgique seuls seront admis les Eduens (installés sur un territoire étendu d'Autun à Lyon) car considérés comme des alliés de longue date de l'Empire. Ainsi Rome fait preuve une fois de plus d'une politique d'intégration novatrice. (Le discours de Claude sera gravé sur des tables de bronze, retrouvées en partie à Lyon en 1528 et qui sont aujourd'hui exposées au musée archéologique de la ville). [[HMDLF - Antony Hostein]
0212 L'empereur romain Caracalla accorde la citoyenneté romaine à tous les habitants de l'empire. Avant cette décision l'empire compte déjà un pourcentage élevé de citoyens, c'est-à-dire de personnes possédant la totalité des droits, et, au-delà de celles résidant en "Italie ", un grand nombre issu de tous les peuples de l'empire. En particulier les élites des communautés vaincues hier peuvent siéger au Sénat de Rome, dont par exemple les notables Eduens admis au temps de Claude (voir 48). On compte aussi les titulaires de magistrature civique des cités de Grèce, d'Asie mineure ou d'Espagne, et au final il y a des citoyens romains issus de tous les peuples de l'empire. Aussi l'edit de 212 passe presque inaperçu tant il s'inscrit dans une politique d'intégration, pourtant unique dans l'histoire des empires. Mais les historiens contemporains, dont Dion Cassus, signalent cette décision comme ayant pour unique but de collecter plus de taxes, car les étrangers en sont exempts, ne bénéficiant pas de tous les droits. A noter que le qualificatif "gallo-romain", inventé en 1830, voulant accorder une place particulière à la Gaule, comme si elle était la "fille aînée " de l'empire, est une invention étonnante, née d'un curieux chauvinisme, alors que l'Afrique et l'Asie mineure comptait plus de citoyens romains que la Gaule et le sénat plus de représentants de l'Espagne, et par ailleurs les Thraces étaient majoritaires dans l'armée. Le terme " Gallo-romain " n'existait pas, le terme " Hispano-romain " non plus : tous étaient, sur un pied d'égalité, citoyens romains, de culture romaine. [HMDLF - Maurice Sartre].
1040 (Environ). Naissance à Troyes de Rabbénu (maître) Chélomo (Salomon) Ben Itshak (fils d'Isaac), dit Rachi (mort en 1105), qui deviendra le plus grand commentateur juif de la Bible et du Talmud, ensemble de commentaires de la Torah (qui correspond aux cinq premiers livres, ou pentateuque, de la Bible chrétienne : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome). Ses textes et ses idées circulent non seulement dans les écoles juives mais chez les plus grands savants chrétiens, contemporains et postérieurs, dans le monde entier. Les commentaires de Rachi contribueront à la sortie de la nouvelle Bible chrétienne (voir 1109). Rachi critique l'interprétation passée des textes talmudiques, mais critique aussi ses propres commentaires qu'il revoit dans trois versions successives, qui seront intégrées dès le moyen-âge au Talmud de Babylone. Encore de nos jours, dans le monde entier, les Juifs ne lisent pas la Torah sans se demander comment Rachi avait compris le passage. En 1096, dans les villes de la vallée du Rhin, où Rachi s'est rendu dans les années 1070, comme Metz, Spire, Worms ou Mayence, ont lieu des massacres de Juifs par les Croisés appelés par le pape Urbain II (né à Lagery, près de Reims, vers 1035 et mort en 1099) ; étonnamment, Rachi n'en dit mot, peut-être parce qu'il était responsable du respect de la " loi du royaume ", au quotidien celle du Comte de Champagne en réalité. Or en 1144, alors que Rachi est âgé de quarante-quatre ans, Louis VII ordonne l'expulsion de France des Juifs convertis au Christianisme puis revenus au judaïsme, mettant une pression supplémentaire sur les privilèges et franchises accordés aux Juifs, en permanence remises en cause. Dans ce climat de méfiance attisée par les Croisades, en tant que responsable de la communauté, Rachi veille scrupuleusement au paiement des impôts dus au Comte. Il faut noter que Rachi est également un témoin majeur de son époque. Il écrit en hébreu mais utilise beaucoup de mots français, et grâce aux propriétés phonétiques de l'hébreu on sait donc comment se prononçait le français à l'époque. Aussi les textes de Rachi sont souvent cités dans les dictionnaires historiques de la langue française comme première occurrence de tel ou tel mot. Rachi témoigne aussi de la diversité des métiers dans la communauté juive : viticulteur (comme Rachi lui-même), commerçant, agriculteur, prêteur à intérêt. [HMDLF - Juliette Sibon]
1109 Parution de la nouvelle version de la Bible chrétienne, réalisée à partir des commentaires de Rachi (voir 1040), par Etienne Harding, abbé de Cîteaux, en collaboration avec des rabbins de France (dont peut-être Rachi lui-même), et grâce à une nouvelle méthode de travail qui sera adoptée au XIIème siècle par les théologiens chrétiens. [HMDLF - Juliette Sibon]
1181 Philippe Auguste (1165 1223), au seul motif de remplir les caisses de l'état, fait arrêter les Juifs de Paris et les libère contre une rançon de 15000 marcs d'or. Puis en 1182 il les expulse du royaume de France (qui à l'époque s'étendait de Paris à Orléans). [HMDLF Marie Dejoux]
1198 Philippe Auguste autorise les Juifs, expulsés du royaume de France en 1182, à revenir en son royaume en échange d'une nouvelle rançon ! [HMDLF Marie Dejoux]
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1253. Louis IX (1214 1270) est prisonnier à Jaffa (actuel Israël) après l'échec de sa croisade en égypte (septième croisade, de 1248 à 1254). Mais sa foi est telle qu'il parvient là-bas à convertir des Musulmans. Il finance même l'ambassade d'André de Longjumeau auprès du grand Kahn mongol, et celle de Guillaume de Rubruk auprès du prince mongol Sartak (fils de Batu, khan de la Horde d'or), mais tous deux échouent à obtenir des conversions. Par contre Louis IX ramène avec lui environ mille cinq cents musulmans convertis au Christianisme, qu'il installe au Nord de la France, loin de la Méditerranée, et à qui il distribue de nouveaux vêtements adaptés au climat, leur donne un toit et une rente à vie. Dans ce contexte la présence, en son propre royaume, de Juifs considérés comme ennemis du Christ, lui est insupportable. Il ordonne donc l'expulsion de tout Juif qui n'aurait pas renoncé à faire commerce de l'argent, suite à une injonction royale ordonnée quelques années auparavant. Cet ordre d'expulsion alourdit encore le climat de dégradation des relations entre Juifs et Chrétiens depuis le début des croisades, car les Juifs sont désormais accusés d'être à l'origine de la crucifixion de Jésus, et de persister à ne pas reconnaitre le Christ comme incarnation de la seule foi possible. Il faut préciser par ailleurs que le commerce de l'argent est suspect depuis très longtemps. Dans la Bible (ancien testament ou Torah, commun aux Juifs, Chrétiens et musulmans) et en particulier dans l'Exode XXII verset 25 il est écrit : "Si tu prêtes de l'argent à mon peuple, au malheureux qui est avec toi, tu n'agiras point avec lui comme un usurier, et tu ́ne lui imposera point d'intérêt". Plus tard, dans l'évangile, Luc écrit "Prêtez sans rien espérer ", et le Coran reprend un message similaire (sourate II verset 275) : " Dieu a permis la vente et Il a interdit l'usure ". Au final, au moyen-âge, la Torah autorisant le prêt d'argent à des taux non usuriers, seuls les Juifs le pratiquent à l'échelon local. Mais au début du XIIIème siècle il faut savoir que les Vénitiens (voir 1202) ont tout de même prêté des sommes gigantesques aux croisés pour financer les croisades. [HMDLF Marie Dejoux]
1349 Au XIVème siècle le grand penseur franciscain Nicolas de Lyre (~1270 1349) est surnommé l'imitateur de Rachi (voir 1040), qu'il citait en latin très souvent, et au XVIème siècle les réformés, dont Martin Luther (voir 1517), utilisent les commentaires de Rachi. [HMDLF - Juliette Sibon]
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1475 Les idées de Rachi (voir 1040) se sont grandement répandues dans les milieux juifs et chrétiens et cette année-là parait le grand commentaire de la Torah du rabbin de Troyes, qui reste le premier ouvrage en hébreu dont on connait la date d'impression. [HMDLF - Juliette Sibon]
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Bibliographie : HMDLF, Histoire Mondiale de la France - Sous la direction de Patrick Boucheron - Ed. Seuil
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